Un calendrier éditorial d'un an, quatre-vingt-seize posts programmés sur deux réseaux, écrits par IA à partir d'une photo ou d'un sujet, et publiés au jour dit. Le dirigeant ne rédige rien.
Le contexte
Une entreprise de terrain qui fait un métier très visuel. Des toitures et des façades nettoyées au drone, donc des avant-après qui se regardent tout seuls. Sur le papier, le contenu social devrait couler de source.
Dans les faits, personne n'a le temps. Un dirigeant qui pilote ses chantiers toute la journée ne s'assoit pas le soir pour écrire un post LinkedIn, puis un post Facebook, puis les programmer. Le contenu se fait deux semaines de suite, puis plus rien pendant trois mois.
Le problème n'était donc pas de savoir quoi dire. Il était de tenir la régularité sans y passer de temps.
Le principe
Tout part d'un calendrier posé dans une base Airtable. Un an de sujets, deux publications par semaine, une sur Facebook et une sur LinkedIn, chacune avec sa date et son angle. Le dirigeant peut y déposer une photo de chantier quand il en a une, ou laisser la ligne vide.
Ensuite, deux automatisations tournent chaque jour et se partagent le travail.
La première prend de l'avance. Elle regarde les sujets à venir dans les sept jours et prépare le contenu. La seconde publie, le matin, ce qui est prévu pour la journée. Cette séparation laisse une fenêtre de plusieurs jours pendant laquelle un texte peut être relu ou modifié avant de partir.
Zoom 1 - Trois façons d'écrire un post
Le système s'adapte à ce qu'on lui donne, sans qu'on ait à le lui dire.
- Une photo de chantier est présente. L'IA regarde vraiment la photo, ce qu'elle montre, l'état avant, le type de surface, et écrit le post à partir de ce qu'elle voit. La photo devient le visuel du post.
- Pas de photo, mais un visuel est souhaité. Une recherche documentée alimente d'abord la rédaction, puis une image est générée et attachée au post.
- Pas de photo, pas de visuel. Le post part en texte seul, ce qui reste pertinent sur LinkedIn.
Le titre accrocheur est lui aussi une sortie de l'IA, pas un champ à remplir à la main.
Zoom 2 - Deux réseaux, deux voix
Un même sujet ne s'écrit pas pareil sur Facebook et sur LinkedIn. Le ton, la longueur, l'appel à l'action diffèrent, et ce sont deux publications distinctes dans le calendrier, pas un texte recopié deux fois.
Les prompts de rédaction ont été retravaillés spécifiquement pour ça, avec une liste de tournures interdites. Les formules qui sentent l'IA à trois mots, les triplets rythmiques, les tics de structure. L'objectif est qu'un lecteur du secteur lise un post d'artisan, pas un post de robot.
La recherche documentaire est encadrée de la même manière, pour éviter qu'une affirmation technique inventée se retrouve dans un post signé par l'entreprise.
Zoom 3 - Le coût réel
Mesuré en conditions réelles sur les trois modes de génération.
- Environ 1,6 centime pour un post en texte seul.
- Environ 5,2 centimes pour un post avec image générée, l'image étant de loin le poste dominant.
- Environ 0,9 centime pour un post à partir d'une photo de chantier.
La plateforme d'automatisation, elle, couvre ce volume sur son offre gratuite. Une année entière de présence sur deux réseaux revient donc à quelques euros de traitement, hors mise en place.
Zoom 4 - Ce qui reste sous contrôle humain
Rien ne part sans avoir été validé au moins une fois.
Chaque contenu généré est rangé dans la base avec un statut. Tant que la publication n'a pas eu lieu, le texte peut être relu, corrigé, ou refusé. Refuser revient à remettre la ligne du calendrier à zéro, et le système régénère au passage suivant.
Les statuts servent aussi de journal. On voit ce qui est à créer, ce qui est prêt et ce qui est publié, sans avoir à ouvrir l'outil d'automatisation.
Le résultat
- Un an de présence sur deux réseaux est programmé à l'avance, sans rédaction manuelle.
- Une photo de chantier suffit à produire un post, ce qui transforme un geste que l'équipe fait déjà en contenu.
- Le coût de fonctionnement se compte en centimes par publication.
- Le dirigeant garde la main sur chaque texte avant sa parution, sans avoir à en écrire un seul.